Microplastiques

    Qu'est-ce que sont les microplastiques ?

La pollution plastique est un phénomène que nous connaissons tous : on entend souvent des chiffres qui font peur et des prévisions terrifiantes. L'une d'elle prévoit qu'en 2050, l'océan possèdera une masse plus importante en plastique qu'en poissons [1]. Par ailleurs les événements actuels confirment les craintes des scientifiques au sujet de l'impact du plastique sur la vie marine. En Novembre 2018 par exemple, une baleine a été retrouvée morte suffoquée après avoir ingurgité 6 kg de plastique (soit 115 gobelets, quatre bouteilles, 25 sacs de plastique, deux sandales et un sac de nylon)  [2]. 

Le microplastique correspond à la partie « invisible » de la pollution plastique. Ce sont des particules de matière plastique de taille inférieure à 5 millimètres. Les scientifiques étudient depuis les années 2000 cette pollution. Par conséquent elle reste encore très méconnue et son impact reste incertain. On sait cependant que le plastique, lorsqu'il est dans l'eau, se désintègre en microparticules de plastique et que certains produits - cosmétique par exemple - génèrent directement des microplastiques. 

L'impact du microplastique sur la faune est encore plus important que celui des plastiques « plus gros »  car les poissons le confondent avec de la nourriture.

Nous supposions que grâce au  courant circumpolaire antarctique qui l'entoure, l'Antarctique était une zone protégée de ce problème. Pourtant une étude de Greenpeace menée en 2018 semble prouver le contraire [3]. Notre expédition sera un moyen de le vérifier.

    Qu'allons-nous étudier sur place ?

Pour l'étude des microplastiques, nous travaillerons avec Greenpeace. Nous recevrons d'Angleterre 8 bouteilles de 2,5 litres spécialement désinfectées et prévues pour la mission.

Une fois sur le bateau, nous aurons 8 prélèvements à effectuer : il faudra récupérer dans chaque bouteille de l'eau à la surface de la mer. Une fois pleine, la bouteille sera stockée dans une boîte noire pour ne pas altérer les propriétés physiques du contenu. 

Pour effectuer les prélèvements, nous aurons à nous rendre à quatre locations géographiques bien précises, correspondant aux locations où l'Arctic Sunrise - navire océanographique de Greenpeace - s'est rendu en février 2018. 

 

Lorsque nous serons de retour en Amérique, les échantillons seront envoyés à l'Université d'Exeter, en Angleterre où ils seront analysés. Nos données seront couplées à celles récupérées à bord de l'Arctic Sunrise. Avec ces données, nous pourrons confirmer ou non les résultats - issus de la recherche de 2018 - prouvant la présence de microplastiques en Antarctique. 

[1] : https://www.washingtonpost.com/news/morning-mix/wp/2016/01/20/by-2050-there-will-be-more-plastic-than-fish-in-the-worlds-oce ansstudy -says/?noredirect=on&utm_term=.369790f7c792

[2] : https://www.lapresse.ca/environnement/pollution/201811/20/01-5204879-six-kilos-de-plastique-dans-lestomac-dune-baleine.phplastique

[3] : https://fr.metrotime.be/2018/06/07/news/du-plastique-et-des-microplastiques-dans-lantarctique/

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