Cardiovasculaire

 

    Justification de la pertinence de la recherche

 

    Les bases scientifiques situées en antarctique ne cessent de voir leurs activités s’accroitre. Elles accueillent un nombre de plus en plus important de chercheurs, biologistes, scientifiques, ingénieurs et même de mécaniciens, plombiers, pâtissiers... Ces expéditions de plusieurs mois représentent un challenge physique et mental important : vivre loin de tout, en collectivité et dans des conditions climatiques extrêmes.

Des chercheurs se sont déjà intéressés à l’impact de l’environnement sur les facteurs physiologiques, psychologiques et comportementaux humains. Plusieurs études ont montré que les perturbations de l'activité géomagnétique et de l'activité solaire impactent les comportements humains ainsi que les systèmes nerveux et cardiovasculaire.

 

   Une expédition d’un mois en voilier en antarctique, d’Ushuaïa à la base scientifique ukrainienne d’Akademik Vernadsky, représente aussi, principalement en raison de de l’environnement hostile et de l’isolement géographique d’une dizaine d’individus sur moins de 100 m2, un challenge physique et mental important. Nous profiterons donc de cette expédition pour voir en quoi une excursion en voilier en milieu polaire affecte, entre autres, la physiologie cardiaque.

 

    Objectif principal et objectifs secondaires

 

Objectif principal : Décrire l’évolution de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle lors d’une expédition d’un mois en Antarctique.

 

Objectifs secondaires :

  1. Décrire l’évolution d’autres paramètres physiologiques (le poids, la température corporelle…) et psychologiques (l’anxiété, la dépression…) lors d’une expédition d’un mois en antarctique.

  2. Évaluer les caractéristiques environnementales qui impactent significativement l’évolution de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.

 

     Déroulement de l’étude

 

      Afin d’avoir des mesures de référence pour chacun des membres de l’équipage, des mesures seront effectuées quotidiennement, au cours d’un mois postérieur à l’expédition (en juin 2019). Cela permettra d’avoir une expérience témoin permettant de comparer nos données à celle obtenues sur le voilier. Les comparaisons entre les bases de données crées à partir des relevés seront réalisées par Camille Amaz, biostatisticienne à l’hôpital cardiovasculaire Louis Pradel de Lyon.

      Les caractéristiques démographiques (âge, sexe, taille, fumeur, activité physique) des participants seront relevées. Pour les deux parts de l’expérience, les caractéristiques cliniques (fréquence cardiaque, pression artérielle systolique (le cœur se contracte) et diastolique (le cœur se relâche), température corporelle, temps de sommeil) de chacun des membres de l’équipage seront mesurées quotidiennement, le poids une fois par semaine. Ces données seront accompagnées de relevés des conditions environnementales (température, durée d’ensoleillement, météo).

      Partie 1 : Février 2019 - Recueil de données lors de l’expédition. On ajoutera aux données prélevées précédemment, le temps de quart ainsi que l’humidité et le vent.

     Partie 2 : Juin 2019 (période où les jours sont les plus longs ce qui est le plus proche de l’été polaire) - Recueil de données cliniques lors de la vie courante des participants.

    Les paramètres cardiaques seront mesurés grâce à un brassard à tension, la température corporelle grâce à un thermomètre frontal. Chaque participant sera muni de son propre tensiomètre et thermomètre. Le matériel sera le même pour tous.

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